Trottinette électrique : Où circuler légalement ?

135 euros. C’est le tarif désormais affiché pour une balade en trottinette électrique sur le trottoir depuis le 1er septembre 2023. L’exception ? Rares cas d’enfants de moins de 8 ans ou autorisation temporaire de la mairie. Rien n’est uniforme : chaque ville pose ses propres jalons, certaines allant jusqu’à bannir la trottinette des pistes cyclables sur certains axes.

Côté équipements, la loi ne laisse rien au hasard : casque exigé pour les mineurs, éclairage et dispositifs réfléchissants obligatoires. Pourtant, l’assurance civile reste souvent aux abonnés absents. Le jour où l’accident survient, la facture peut devenir salée, et pas seulement pour les réparations.

Comprendre la réglementation des trottinettes électriques en 2025 : ce qui change

En 2025, la réglementation des trottinettes électriques franchit un cap. Les textes se précisent, l’encadrement se resserre. La vitesse maximale autorisée demeure fixée à 25 km/h, sans dérogation. Désormais, chaque engin de déplacement personnel motorisé (EDPM), trottinette électrique en tête, s’aligne strictement sur le code de la route.

Côté âge, le seuil grimpe à 14 ans. Les plus jeunes devront attendre, la sécurité prime. Toujours interdit d’embarquer un passager, la règle du solo ne bouge pas. Les communes disposent de leviers nouveaux pour imposer ou adapter la circulation selon la densité ou les habitudes locales. Cette marge de manœuvre permet des restrictions ciblées, quartier par quartier.

Ce que dit la loi en 2025

Voici, résumé, le socle légal à connaître pour circuler en règle :

  • Vitesse maximale : 25 km/h, pas plus.
  • Âge minimum : au moins 14 ans révolus.
  • Un seul conducteur : strictement interdit de transporter un passager.
  • Équipements obligatoires : feux en état, avertisseur sonore, dispositifs rétro-réfléchissants.

La réglementation 2025 ne s’arrête pas là : puissance limitée et bridage imposé, homologation selon la nouvelle norme européenne. Attendez-vous à des contrôles plus fréquents, surtout en cas d’accident ou lors des opérations de police. Côté assurance, la responsabilité civile n’est plus une option mais une exigence suivie de près par les autorités. La route appartient à tous, la rigueur s’applique à chacun.

Où peut-on vraiment circuler avec une trottinette électrique ?

La question de la circulation des trottinettes électriques trouve désormais une réponse limpide. En agglomération, la trottinette file droit sur les pistes cyclables quand elles existent. À défaut, la chaussée s’ouvre, à condition de respecter les règles communes avec les autres véhicules. La vigilance est de mise, surtout là où le trafic s’intensifie.

Chaque ville garde la main sur sa voirie et peut affiner, voire restreindre, l’accès à certaines rues ou imposer des zones de stationnement spécifiques. Quant au trottoir, il reste interdit sauf si la commune l’autorise expressément : dans ce cas, la trottinette doit être poussée à la main, moteur éteint.

Pour clarifier les différents espaces de circulation, voici les règles à retenir :

  • Pistes cyclables : priorité absolue pour les EDPM, c’est le terrain naturel des trottinettes électriques.
  • Chaussée : accessible uniquement si aucune piste cyclable n’est disponible.
  • Trottoirs : strictement interdits, sauf si signalisation locale contraire, et dans ce cas, déplacement à la main uniquement.

En zone rurale, la circulation sur la route reste possible seulement sur les axes limités à 50 km/h maximum. Mais c’est bien l’environnement urbain qui sert de référence à la réglementation générale. Les règles s’appliquent partout, leur non-respect expose à des amendes non négligeables. Restez attentif aux panneaux et arrêtés municipaux : la réglementation trottinette électrique connaît des nuances selon la commune.

Quelles obligations pour les utilisateurs au quotidien ?

Les exigences pour piloter une trottinette électrique se renforcent et s’étendent à tous les utilisateurs. Dès 2025, il faut avoir au moins 14 ans pour prendre le guidon d’un EDPM. Les plus jeunes devront patienter ou choisir une autre mobilité.

Le casque reste recommandé en ville mais devient obligatoire hors agglomération pour les mineurs. Dès que la lumière baisse ou que la météo s’en mêle, le gilet rétro-réfléchissant s’impose. Une trottinette électrique doit disposer de feux avant et arrière en parfait état, ainsi que de dispositifs réfléchissants visibles en toutes circonstances.

Rappel des obligations concrètes à vérifier avant chaque trajet :

  • Casque : fortement conseillé en ville, obligatoire hors agglomération pour les moins de 18 ans.
  • Gilet rétro-réfléchissant : à enfiler dès que la visibilité diminue ou la nuit tombée.
  • Éclairages et éléments réfléchissants : à contrôler systématiquement, de jour comme de nuit.

L’assurance responsabilité civile devient incontournable. En cas d’accident, elle couvre les dégâts causés à d’autres usagers. Certaines compagnies proposent désormais des offres dédiées aux EDPM, distinctes des polices d’assurance habitation classiques.

La limite de 25 km/h reste infranchissable. Dépasser cette vitesse, c’est sortir du cadre légal et s’exposer à des sanctions immédiates. Pour circuler l’esprit libre, vérifiez l’ensemble des équipements obligatoires avant chaque sortie : c’est le passage obligé pour rester dans les clous.

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Sanctions et risques : ce que vous encourez en cas de non-respect des règles

Les contrôles se multiplient et les sanctions associées à la circulation en trottinette électrique ne font plus dans la demi-mesure. Rouler sur un trottoir ou hors des pistes cyclables expose à une amende de 135 euros. Un stationnement à la volée sur un emplacement interdit ? Prévoyez 35 euros de moins sur votre compte.

Dépasser la vitesse maximale autorisée (25 km/h), notamment via le débridage, peut entraîner une contravention salée de 1500 euros. En cas de récidive, la sanction grimpe à 3000 euros. Débrider sa trottinette, c’est aussi perdre son statut d’EDPM et basculer dans la catégorie cyclomoteur, avec tout ce que cela implique : saisie éventuelle, convocation devant un tribunal, voire retrait du permis de conduire.

L’absence d’assurance responsabilité civile n’est pas sans conséquence. En cas d’accident, non seulement une amende de 3750 euros peut tomber, mais l’indemnisation des victimes reste à la charge de l’utilisateur. Dans les cas les plus graves, la note monte vite, et la responsabilité pénale peut être engagée. Les usagers de trottinettes partagées ne sont pas épargnés par ces contrôles.

Pour mémoire, les principales sanctions sont les suivantes :

  • Défaut d’assurance : 3750 euros d’amende
  • Débridage : jusqu’à 3000 euros et saisie de l’engin
  • Stationnement interdit : 35 euros
  • Circulation hors zones autorisées : 135 euros

Au-delà des sanctions financières, chaque infraction pèse lourd : accident, convocation judiciaire, confiscation du véhicule. Piloter une trottinette électrique en 2025, c’est accepter la discipline d’un mode de déplacement qui n’a plus grand-chose d’anecdotique. Reste à chacun de choisir : la liberté ou la roulette russe du bitume.

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